Newsreel : Une sélection d’actualités du mois liées à l’expérience shopping, utilisateur, clients et internationale !

Par diverses marques d’intérêt allant jusqu’au rachat complet, le géant américain mise sur des entreprises françaises comme Colis Privé, PredicSis ou Invoxia.

A quel point la sart-up bretonne PredicSis, spécialisée dans l’intelligence artificielle, intéresse-t-elle Amazon ? En tout cas et pour le moment, suffisamment pour que le géant mondial du e-commerce invite ses représentants à sa convention annuelle à Las Vegas, la distinguant comme « l’une des quatre entreprises innovantes à suivre ». Le produit qui a retenu l’attention des collaborateurs de Jeff Bezos est ChurnSpotter, un outil logiciel d’analyse des données de masse qui permet aux entreprises d’anticiper les comportements des clients et de prévoir des campagnes en vue de les retenir. On comprend très vite l’intérêt pour un e-commerçant… Ou pour une compagnie d’assurance, qui peut utiliser le logiciel pour débusquer les fraudeurs potentiels. Fondée à Lannion, haut lieu de l’innovation à la française (avec notamment les locaux d’Orange Labs), PredicSis loue sa solution entre 1 000 et 30 000 euros par mois à des clients en France, mais également en en Pologne, en Roumanie, en Afrique du Sud, ou aux Etats-Unis. Pour accélérer le développement de la société, son DG Jean-Louis Fuccellaro avoue préparer « une levée de plusieurs millions d’euros ». Nul doute que Jeff Bezos aura entendu le message.

Des boutons connectés qui en font plus

Car Amazon n’hésite pas à investir très directement dans les entreprises françaises proposant des innovations prometteuses en termes d’expérience client, dès les premiers stades de leur développement. C’est le cas d’Invoxia. Cette PME fondée en 2010 par Serge Renouard, Jacques Lewiner et Eric Carreel, et qui produit des « docks » téléphoniques connectés, vient en effet d’accueillir à son capital Amazon Alexa, le fonds d’investissement d’Amazon. Les boîtiers produits par Invoxia sont connectés avec les smartphones et divers objets connectés, permettant d’en prendre le contrôle à distance. Logiquement, Amazon a choisi de commencer l’intégration de ce nouveau produit avec ses propres technologies en adaptant Alexa, la solution de reconnaissance vocale d’Amazon, à Triby, les boîtiers d’Invoxia capables de capter les fréquences vocales jusqu’à cinq mètres de distance. Logiquement, car Amazon a déjà il y a plusieurs mois lancé un « bouton » connecté permettant de passer commande depuis sa cuisine d’un certain nombre de produits préconfigurés – un service que la technologie d’Invoxia permettrait de rendre beaucoup plus complet et efficace.

La maîtrise du dernier kilomètre

Plus la technologie est mature, plus elle s’intègre avec son business-model de base, plus l’approche d’Amazon est frontale. Le géant américain a ainsi annoncé qu’il entendait acquérir avant la fin du premier trimestre 2016 la totalité du capital du service de livraison français Colis Privé, spécialiste du « dernier kilomètre » dont il détenait déjà 25%. Le lien entre e-commerce et livraison est évident, mais ce que met en avant le communiqué d’Amazon, c’est bien l’expérience client : « L’association des expertises de nos deux sociétés permettra d’améliorer encore l’expérience de tous nos clients, consommateurs et distributeurs », peut-on notamment lire. Amazon a agi extrêmement vite, à peine trois semaines après avoir intégré à son catalogue en ligne des produits alcoolisés et d’épicerie : le contrôle de la logistique est la clef pour concurrencer les enseignes en ligne ou hors ligne spécialisées, et l’acquisition d’un réseau de 1 700 livreurs sous-traitants en France de Colis Privé, ayant déjà distribué des millions de produits, était le seul moyen pour l’e-commerçant d’être immédiatement compétitif sur ce nouveau secteur de la distribution alimentaire.

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