Octave, Respect !

Octave, Respect !

Mon cher Octave (Klaba),
« Respect » 

Je n’y connais que pouic en techno, en serveurs redondés et routeurs Cisco et Raid etc.
J’ai cependant, depuis des années et comme des millions d’entrepreneurs, éditeurs, confié une grande partie de mes hébergements de sites web, infrastructures, à un prestataire français : OVH, entreprise que tu as créée et développée (notamment parce que je crois encore que même s’ils sont parfois géniaux, comme dans leurs films, les américains ont une vraie addiction au capitalisme sauvage. Amazon, c’est top mais lorsque j’ai besoin d’interroger leur service de presse ou de parler à quelqu’un chez eux, je comprends que le jour où nous aurons filé les clés de toutes nos vies à Jeff et ses potes, ça sera comme dans un film d’Audiard mais… en vrai.)
OVH s’est beaucoup développée, Respect.

Je vais te faire une proposition que tu ne peux pas refuser

Depuis hier, c’est la grosse « loose », pour nous et vous. Mais tu as pris la parole sur les médias sociaux pour nous informer. Comme la voix du client, c’est un peu important et mon métier également, je peux te dire que j’ai compris ce que signifie « rétablissement progressif ». On est dans le noir. Je vais profiter de cette halte digitale contrainte pour achever la rédaction d’un livre qui sortira bientôt et que j’ai appelé :
Le livre noir du service et de l’expérience client, résultat d’années d’enquêtes et pérégrinations sur les bonnes façons d’assurer la croissance de sa société en s’occupant bien de ses clients : je crois que je vais y consacrer une ou deux pages à toi Octave Klaba, car je suis sûr que, malgré les conditions de vente que certainement j’ai validées, tu vas offrir à tes clients lésés le cadeau de Noel qui serait pertinent et qui sera adapté à la mouise dans laquelle tes équipes, tes serveurs redondés ou pas et ton fournisseur d’énergie nous mettent depuis hier.

Edf et l’énergie qui nous fait défaut

Il y a quelques années, très matinalement (à 7H24), mon fournisseur d’énergie (EDF) a coupé le courant des locaux qui hébergeaient la société que j’avais créée (et que j’ai depuis cédée).
Sans raison valable : après un an et demi de procédures, ils ont reconnu avoir coupé le courant pour une facture non réglée qu’ils ne m’avaient pas envoyée. Le problème, ce jour-là, c’est que c’était précisément le jour où nous ouvrions à un fonds d’investissement le capital de notre société : il me fallait signer des centaines de contrats, de documents juridiques ; qu’il était difficile d’éditer sans photocopieur, sans lumière etc. Je suis donc intéressé de savoir, in fine, ce qui a vraiment motivé et occasionné cette panne. Je suis disposé à te partager le récit du combat qu’il a fallu engager en face de personnes et sociétés qui ne t’envoient pas leur facture et négocient encore malgré un jugement en leur défaveur la date de règlement de la réparation du préjudice et son montant. LOL.

Bon courage Octave, pour la suite 

Ne m’oublie pas svp parce que je suis comme le prisonnier dans ce beau film avec Robert Redford et qui ne passe plus trop à la télé : Brubaker.
Robert y campe un directeur de prison qui va changer les pratiques dans l’établissement pénitentiaire qu’il vient diriger. Il pense – crime de lèse-majesté – que… même les prisonniers, les détenus ont besoin de RESPECT.

 

Par Manuel Jacquinet

encontact53_print_final.inddVoir notre édito 53.

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